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La Condition Humaine
Julie Badin - Gwenaël Billaud - Michaël Sellam - Ralf Tooten
28 juillet - 22 septembre 2011

Vue d'exposition

D'horizons riches et variés, photographes et plasticiens dévoilent, par leurs acquis culturels et par un langage puissant leur vision de certains humains, avec un regard intime sur des êtres aux vies différentes et éloignées.

Ils dépeignent l’aptitude sans limite que l’humain développe pour survivre psychiquement et matériellement. Les visions philosophiques des stades de l’évolution humaine prennent ainsi forme dans l’installation de Michaël Sellam ; alors que les autres artistes nous suggèrent des vies d’attente, de douleurs physiques ou morales - ou de perte de repères menant à la marginalisation extrême comme le meurtre. Cette vision de la société souligne, à nouveau, les écarts et le mal être envahissant notre mode de vie contemporain - tout en donnant l’espoir d’un réveil des consciences pouvant conduire à une existence où spiritualité et nécessité de survie se verraient réconciliées.

 

Michaël Sellam, inspiré ici par la psychologie et la neuropsychologie, réalise pour l’occasion une installation de huit sculptures, matérialisant son interprétation des écrits du docteur Timothy Leary, Modèle de la conscience sur huit circuits/niveaux. Avec un art à la fois agressif et spectaculaire, il se questionne sur l’essence de l’homme en s’appropriant une sciencefiction post-apocalyptique. Ses installations présentent une imagerie décomplexée et intense symbolisant les différents niveaux de la conscience humaine.

 

Ralf Tooten est un photographe allemand que fascine l’observation précise des modes de vie humains. Rendre compte de l’intériorité, du rayonnement personnel ou de l’apparence extérieure figure au centre de ses préoccupations. Ce qui se traduit par des portraits intenses et parfois très dérangeants. Avec la série Bangkok Noir, il porte un regard profond et voyeur sur les énergies de survivance mises en oeuvre par l’Homme dans la société actuelle – sur fond d’intrusion brutale dans la culture thaïlandaise.

 

Guidée par une narration riche d’obsessions sur la vie et la mort, l’oeuvre de Gwenaël Billaud, met en place un mécanisme d’attraction - répulsion. Dans ses dessins, il joue avec la création du mythe du tueur en série. Ces auteurs d’actes horribles et morbides, traités en dieux démoniaques, inspirent cet artiste pop/punk glam dans sa série des maisons de tueurs. Détournant les codes de la bienséance, l’artiste met instaure une vision torturée et marginale nous projetant dans un monde où tout a basculé.

 

Julie Badin, elle, se dégage de tout illusionnisme en s’inspirant de la mode pour créer une oeuvre où l’ambivalence règne. Questionnant les fondements et les manifestations de la féminité, avec la série Between, elle s’immerge dans les backstages des fashion-shows. Ces lieux de transition et de pression intense lui permettent d’aborder le thème de la survie émotionnelle et de la manifestation d’une sur-vie, primordiale pour ces jeunes femmes à peine sorties de l’adolescence. Ses photographies dévoilent, sans fards, d’intimes miroirs de l’âme humaine.

 

  • La Condition Humaine 28 juillet-22 septembre 2011
  • Description: Ralph Tooten
  • La Condition Humaine 28 juillet-22 septembre 2011
  • Description: Ralph Tooten
  • La Condition Humaine 28 juillet-22 septembre 2011
  • Description: Ralph Tooten
  • La Condition Humaine 28 juillet-22 septembre 2011
  • Description: Ralph Tooten
  • La Condition Humaine 28 juillet-22 septembre 2011
  • Description: Julie Badin
  • La Condition Humaine 28 juillet-22 septembre 2011
  • Description: Michael Sellam
  • La Condition Humaine 28 juillet-22 septembre 2011
  • Description: Gwenaël Billaud
  • La Condition Humaine 28 juillet-22 septembre 2011
  • Description: Gwenaël Billaud
  • La Condition Humaine 28 juillet-22 septembre 2011
  • Description: Ralf Tooten
  • La Condition Humaine 28 juillet-22 septembre 2011
  • Description: Vue d'exposition